Mes voyages dans le monde

• 3/06/2008 - Un retour en Espagne

Cette fois-ci, c'est un voyage pas très loin de chez-nous, puisqu'il nous suffit de franchir les Pyrénées pour s'y rendre.

La localité première où je séjourne, pour étude gravimètrique, est Brihuega, petite ville à une vingtaine de kilomètre au Nord-est de Guadalajara. C'est l'hiver, et il fait très froid.

 


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• 7/05/2008 - Retour en Iran

De violentes émeutes avaient éclaté à TABRIZ, lorsque j'apprends que je suis envoyé en Iran, sur une mission gravimétrique, à Khoy, c'est à dire, non loin de la région où avaient éclaté les troubles les plus violents.

Je resterais en Iran, jusqu'à la fin de l'année 1978, et je fus donc un témoin de cette révolution. Logeant à la fin de mon séjour à l'hôtel Elisabeth qui se situait dans Téhéran, à proximité du quartier étudiant. Circulant à travers le pays et dans Téhéran, jamais je ne fus inquiété, ni pris à parti d'une quelconque manière. A ma connaissance, jamais un étranger ne fut inquiété.

 

 


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• 23/04/2008 - Suite du séjour au Maroc

Mon séjour au Maroc se poursuivra jusqu'au début de l'année 1977, dans les régions d'Agadir, de Tiznit, de Ksar-Souk, de Missour et de Guercif.


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• 17/04/2008 - De retour

Je m'excuse auprès de mes fidèles blogueurs pour cette longue interruption.

Me voila de retour devant mon clavier d'ordinateur pour vous faire partager d'autres merveilleuses photos de mes voyages.

Pour cette reprise nous allons rester au Maroc et plus spécialement à Essaouira.

 La ville derrière les ramparts

Le coin des légumes

Le marché aux poissons

 


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• 30/12/2007 - Toujours dans la région d'Essaouira

 

 


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• 13/11/2007 - Essaouira - suite

J’arrive à Essaouira pour la première fois en avril 1974. Les mimosas qui bordent la route menant  à la ville sont en fleurs. C’est vraiment une vision de paradis. Malheureusement, aujourd’hui, avec l’expansion de la ville, ceci a pratiquement disparu.

Etant en mission gravimétrique, je parcourerais  toutes les routes et toutes les pistes dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres autour de la ville, enfin, pas tout à fait autour, car d’un côté, il y a l’océan.


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• 15/10/2007 - Un long séjour au Maroc

En avril 1974, je me retrouve de nouveau en mission au Maroc, où je resterai jusqu’en mars 1977, soit près de trois ans sans discontinuer. Ce séjour débute, après quelques jours passé à Rabat pour les préparatifs, dans la ville d’Essaouira.

A cette époque, il y a encore des français qui travaillent à Essaouira, et très peu de touristes. Elle n’est pas encore province, et dépend du territoire de Safi. Depuis, la ville a profondément changé.

 


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• 14/09/2007 - Iran (suite et fin)

Le froid s’est installé et un chauffage est indispensable dans chaque tente. Les chutes de neiges deviennent de plus en plus fréquentes. On sent très bien qu’il nous faudra bientôt partir si on ne veut pas rester six mois bloqué dans ce décor.

                                    

                                                                                         

 


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• 6/09/2007 - Iran (suite)

Après une interruption due à la période estivale, me voici à reprendre aujourd’hui, le récit et les images de mes voyages ;

Nous étions arrivés en Iran, au Kouhrang, dans les montagnes du Zagros.

Nous sommes en novembre et il fait très froid. La neige a fait son apparition et il nous faut être vigilant à la météo car si nous nous faisons prendre par des chutes de neige trop abondantes, nous risquons de passer six mois ici à attendre la fonte au printemps.


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• 20/07/2007 - Premier séjour en Iran (Suite)

 

Arrivé sur place, nous installons notre camp le plus près possible du site à étudier, à la limite du carrossable. Mais il nous faudra malgré tout, chaque jour, faire plus d'une heure de marche à travers des paysages grandioses, le matin pour gagner le lieu de travail, et en fin de journée de même pour retourner au camp.

Des mulets servent au transport du matériel, de la nourriture, et éventuellement du personnel.

 


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• 2/07/2007 - Un premier séjour en Iran

Cette même année que la Libye, je suis envoyé en Iran. La révolution n’a pas encore eu lieu.

Notre mission se situe dans les montagnes du Zagros. Le projet est le percement d’un tunnel pour faire passer des eaux d’une vallée vers une autre. Au cours de ce séjour, j’aurai le plaisir de découvrir les villes de Téhéran, d’Ispahan, de Chiraz, et le site de Persépolis.


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• 13/05/2007 - En Libye

Après le Maroc, c’est le retour en France où je serai affecté sur une mission qui opère dans le Sud-Ouest (Saint-Gaudens, Saint-Martory, Montréjeau). Puis, en 1973, je suis envoyé en Libye, pour une mission d'étude hydrologique. Nous sommes deux prospecteurs, avec du personnel libyen (chauffeurs, mécanicien et cuisinier) à parcourir le désert de puits de forage en puits de forage pour prélever des échantillons d'eau et à en faire l'analyse.

Ces deux pays (Algérie et Libye) sont réputés difficiles, les problèmes entre le personnel expatrié et le personnel embauché localement sont fréquents. Pourtant je n'ai pas connu les problèmes dont les autres se plaignaient. J'ai bien senti que des problèmes pouvaient surgir, car la fierté des gens a été exacerbée par un régime politique en lutte contre l'occident, mais j'ai toujours réussi à les éviter en respectant cette fierté et en maintenant des relations avec les Libyens de manière telle qu’ils sentent que je les considérais comme égaux à nous. Bien sûr, une telle attitude qui veut éviter toute discrimination se traduit dans les faits en leur accordant, tout ce qui nous est accordé et tout ce que nous nous accordons. On pourrait penser que cela revient plus cher à la compagnie, mais en dernière analyse, à tout bien considérer, on s'aperçoit qu’il n’en est rien, car un conflit ou une mauvaise disposition d’esprit de la part du personnel coûte bien plus que les quelques avantages consentis. C’est avoir la vue courte que de ne considérer que le coût immédiat et d’oublier ce qu'une telle attitude rapporte sur un plus long terme.

Malheureusement, un accident de voiture a écourté mon séjour en Libye. (Pour cette raison, je n’ai pas de photos de Libye). Je dus être rapatrié et n’y suis jamais retourné. Je me souviens d'une réflexion que m'avait faite le collègue qui travaillait avec moi en Libye, et qui a du assurer les relations avec les Libyens après mon départ : « je ne sais pas comment tu as fais pour t'entendre avec eux ». Pourtant la recette est simple, il faut mettre l'autre sur un pied d'égalité avec soi-même, le considérer avec respect, exactement comme nous souhaiterions être considérés. Il faut pouvoir se mettre à sa place et se dire : voyons, j’agis de telle manière, si on agissait de la sorte avec moi, est ce que je serais satisfait ? Si la réponse est non, vous saurez ainsi qu'il ne faut pas agir de cette manière avec lui.

Il ne peut pas y avoir deux mesures, une pour le personnel local, et une autre pour le personnel expatrié. Chacun a droit au même confort, au même bien-être, à la même considération et au même respect, quelque soit son rang et quelque soit sa nationalité.

La fonction qu'occupe un homme ou une femme dans une société, ne doit pas donner lieu à des discriminations. Le balayeur est aussi utile à la collectivité que l'ingénieur. Ce sont tous deux des êtres humains et ils ont les mêmes besoins fondamentaux. Leur travail doit fournir à l'un comme à l'autre, les moyens de les satisfaire.

Nous faisons une lourde faute quand, pour stimuler nos enfants à bien travailler à l'école, nous leurs disons :« si tu ne travailles pas, tu ne seras bon qu'à faire cantonnier » (par exemple). Ce qui discrédite le travail du cantonnier aux yeux de ces enfants et, plus tard, ils regarderont les cantonniers comme des hommes inférieurs. Et, si eux-mêmes n'ont pas réussi à faire un métier intellectuel, ils seront malheureux car ils se croiront inférieurs aux autres. Peut-être auront-ils même le sentiment de faire un travail inutile. Alors que chaque tâche, et chaque homme qui l’accomplit, est un rouage de la société aussi important et aussi utile à la collectivité qu’un autre. Imaginez un instant une ville sans éboueurs ou bien un village sans cantonnier, et voyez s’accumuler les immondices, et vous comprendrez alors l’importance qu’ils ont pour le bien être de la collectivité. Louis Pauwels nous dit très justement :

« On donne aux plus intelligents, aux plus industrieux, un brevet d'accaparement, un titre pour dépouiller impunément ceux qui ont moins.

« C'est la pensée calculante, ingénieuse, politique, technicienne, théoricienne, se faisant passer pour la seule pensée, qui condamne ainsi irrévocablement les hommes à une inégalité fondamentale et instaure un nouveau racisme, celui de la nature de l'esprit...

« L'ère des managers, capitalistes ou marxistes est aussi injuste que celle des propriétaires. Marx n'a vu que les propriétaires, mais aujourd'hui, produire est plus important que posséder, et d'ouest en est, les militants pour l'impérialisme de la pensée calculante sont les mêmes. Les mêmes hommes qui considèrent la masse humaine comme une mine de productivité matérielle, comme une réserve d'énergie et d'intelligence utile à l'usine terrestre, et rien d'autre ».

Cette attitude nous donne aussi le droit à une exigence, celle du travail bien fait. Henri Vincenot noue le dit fort bien dans l’un de ces ouvrages :

« Apprends que jamais tu ne travailles seul, que ton travail est une œuvre commune et que ton œuvre concourt à la construction de la cité spirituelle parmi les hommes. Et si ton travail est mal fait, il s’oppose au bien commun de tes compagnons et aussi de tous les hommes tes frères ».

 


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• 23/04/2007 - Un retour au Maroc

Après l’Algérie, c’est un retour au Maroc, dans la région de Guercif.

L’occasion durant ce séjour, d’assister à une Fantasia.

 

 

 

 

 

 

 


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• 9/04/2007 - En Algérie, à Constantine

La mission Tunisie terminée, je suis envoyé en Algérie.

Je n’ai fait qu’un seul séjour en Algérie, en 1972, dans la région de Constantine, en tant que topographe sur une mission sismique réfraction. Je garde le souvenir d’une très belle région, au relief accidenté et à la population accueillante, malgré la guerre d’indépendance relativement récente qui avait opposée nos deux pays.

J’ai eu maintes fois l’occasion, comme cela avait été le cas au Maroc et en Tunisie, d’être invité par des paysans à partager un repas lorsque nous passions sur leur terre. Nous parlions de choses et d’autres, mais souvent la conversation glissait vers l’avant et l’après l’indépendance. Il en ressortait que beaucoup regrettait le départ des Français. Et il me reste à moi, l’impression que les gouvernements français des années 1945-1954, ont manqué l’occasion, par manque de courage politique, non pas d’une Algérie française, mais d’une Algérie indépendante où les Français déjà installés là-bas auraient pu vivre en harmonie avec les Algériens de souche. Il fallait voir ces vieux qui nous montraient, avec des larmes dans les yeux, leurs papiers militaires et leurs citations et décorations obtenues en servant la France.

Qu’en est-il de l’Algérie d’aujourd’hui ? Sans aucun doute, cette nostalgie du temps des Français a complètement disparue, car la population de maintenant n’a pas connu cette période, mais je reste persuadé, malgré une poignée de fanatiques qui voudraient nous faire penser le contraire, que les Algériens restent hospitaliers, car l’Islam est tolérant et accueillant, dans une très vaste majorité.

En 1966, le gouvernement FLN de l’époque fit rapatrier de Damas à Alger, la dépouille de l’un des plus grands des Algériens : Abd El-Kader. Mais ce n’était pas pour en faire le symbole de la tolérance que le gouvernement algérien en faisait son héros national, mais pour en faire le symbole de la résistance face à l’envahisseur français.

C’est d’ailleurs la seule facette du personnage qu’ont retenu nos livres d’histoire : un farouche guerrier, insaisissable, qui finit par se rendre à l’armée française après 17 ans de lutte et la promesse d’un exil en Orient. Promesse qui ne sera pas tenue puisqu’il fut détenu à Toulon, puis à Pau, et enfin en résidence surveillée à Amboise. Il sera libéré par le prince président Charles Louis Napoléon Bonaparte en 1852, juste avant son coup d’état du 2 décembre. Abd El-Kader gagnera la Turquie, puis Damas où il s’installera définitivement.

Mais Abd El-Kader n’était pas un guerrier ordinaire. C’était un mystique. Sa vie et ses écrits le prouvent amplement. En 1860, il place sous sa protection, des milliers de chrétiens cherchant à fuir les pogroms sanglants qui éclatent en Syrie et au Liban. Ce sauvetage lui vaudra une énorme popularité en Occident, de nombreuses décorations dont la Légion d’honneur, ainsi que des messages comme celui du Grand Orient de France qui l’invite à entrer en maçonnerie. Ce qu’il fera. Il sera initié, ainsi que plusieurs de ses fils. À propos de ce sauvetage, il écrira : «Mon attitude protectrice, vous le savez bien, n’est rien d’autre que l’obéissance aux principes de notre loi sacrée... Quand nous pensons à quel point sont rares les défenseurs de la vérité, quand on voit des personnes ignorantes qui s’imaginent que le principe de l’islam est dureté, sévérité, excès et barbarie, il est temps de répéter ces mots : “la patience est aimable ; En Dieu mettons toute notre confiance”.»

Il a écrit aussi Si tu penses et crois qu’Il (Dieu) est ce que professent et croient toutes les écoles de l’islam, Il est cela, et Il est autre que cela ! Si tu penses qu’Il est ce que croient les diverses communautés - musulmans, chrétiens, juifs, mazdéens, polythéistes et autres -, Il est cela et Il est autre que cela !... Nul ne Le connaît sous tous Ses aspects, nul ne L’ignore sous tous Ses aspects... Il embrasse les croyances de toutes Ses créatures, de même qu’il les embrasse de Sa miséricorde...»

Mais n’allez pas croire que Abd El-Kader soit un cas isolé et que l’islam est une religion intolérante. Ibn Arabi qui fut le maître à penser d’Abd El-Kader écrivit :

« Mon coeur est devenu capable d’accueillir toute forme

Il est pâturage pour gazelle et abbaye pour moine !

Il est un temple pour idoles et la Kaaba qui en fait le tour

Il est les tables de la Thora et aussi les feuillets du Coran !

La religion que je professe est celle de l’Amour

L’Amour est ma religion et ma foi.»

On trouve dans le Coran-même des paroles de tolérance envers les autres religions. Ainsi, Sourate 29, verset 45 :

« N’engagez des controverses avec les hommes des écritures que de la manière la plus honnête, à moins que ce ne soient des hommes méchants. Dites : Nous croyons aux livres qui nous ont été envoyés, ainsi qu’à ceux qui vous ont été envoyés. Notre Dieu et le vôtre, c’est tout un. Nous nous résignons entièrement à sa volonté. »

Je terminerais sur l’Algérie en citant Cheikh khaled Bentounès, chef d’une grande confrérie spirituelle musulmane, qui écrit dans LE SOUFISME COEUR DE L’ISLAM ( pages 215 et 216) : (

Mais Abd El-Kader n’était pas un guerrier ordinaire. C’était un mystique. Sa vie et ses écrits le prouvent amplement. En 1860, il place sous sa protection, des milliers de chrétiens cherchant à fuir les pogroms sanglants qui éclatent en Syrie et au Liban. Ce sauvetage lui vaudra une énorme popularité en Occident, de nombreuses décorations dont la Légion d’honneur, ainsi que des messages comme celui du Grand Orient de France qui l’invite à entrer en maçonnerie. Ce qu’il fera. Il sera initié, ainsi que plusieurs de ses fils. À propos de ce sauvetage, il écrira : «Mon attitude protectrice, vous le savez bien, n’est rien d’autre que l’obéissance aux principes de notre loi sacrée... Quand nous pensons à quel point sont rares les défenseurs de la vérité, quand on voit des personnes ignorantes qui s’imaginent que le principe de l’islam est dureté, sévérité, excès et barbarie, il est temps de répéter ces mots : “la patience est aimable ; En Dieu mettons toute notre confiance”.»

Il a écrit aussi Si tu penses et crois qu’Il (Dieu) est ce que professent et croient toutes les écoles de l’islam, Il est cela, et Il est autre que cela ! Si tu penses qu’Il est ce que croient les diverses communautés - musulmans, chrétiens, juifs, mazdéens, polythéistes et autres -, Il est cela et Il est autre que cela !... Nul ne Le connaît sous tous Ses aspects, nul ne L’ignore sous tous Ses aspects... Il embrasse les croyances de toutes Ses créatures, de même qu’il les embrasse de Sa miséricorde...»

On trouve dans le Coran même des paroles de tolérance envers les autres religions. Ainsi, Sourate 29, verset 45 :

« N’engagez des controverses avec les hommes des écritures que de la manière la plus honnête, à moins que ce ne soient des hommes méchants. Dites : Nous croyons aux livres qui nous ont été envoyés, ainsi qu’à ceux qui vous ont été envoyés. Notre Dieu et le vôtre, c’est tout un. Nous nous résignons entièrement à sa volonté. » 

Je terminerais sur l’Algérie en citant Cheikh khaled Bentounès, chef d’une grande confrérie spirituelle musulmane, qui écrit dans LE SOUFISME COEUR DE L’ISLAM ( pages 215 et 216) voir : [The link bar feature is not available in this web]Je voudrais ajouter que ceux qui contribuent à créer un fossé entre l'Islam et l'Occident font une grave erreur car ils sont en train d'alimenter de part et d'autre la haine, la colère et la vengeance. Nul ne peut nier qu'il y a dans le monde musulman plus d'un milliard d'êtres humains avec leurs problèmes économiques, sociaux, culturels et politiques. Le monde musulman a besoin qu'on l'aide à trouver sa stabilité, son équilibre, sa voie du juste milieu. Le repousser, ou s'en désintéresser, est un non-sens car de sa stabilité et de son épanouissement dépend l'avenir de tous. C'est par le dialogue, l'entraide et la fraternité universelle que l'humanité se fera, ou elle ne se fera pas.

L’Islam prend l'homme tel qu'il est, dans sa contradiction. Sans prendre parti, je conçois qu'un homme ou un État défende ses intérêts. Mais, sans vouloir moraliser, je dis simplement: soyons plus humains et apprenons à mieux nous connaître intérieurement, afin de revenir un peu plus vers l'archétype de l'homme universel! Désormais nos hommes politiques, nos sociologues, nos philosophes... doivent s'inspirer de cette dimension humaine dans le vrai sens du terme et mieux la comprendre pour le bien de tous. Nous devons cesser de jeter de l'huile sur le feu. S'il y a un problème en Algérie, en Yougoslavie, au Tibet ou ailleurs, il nous concerne tous car le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres. Sinon on ne fait que créer un bonheur et une paix artificiels qui ne durent qu'un instant, et ne soyons pas surpris si, tôt ou tard, le malheur des uns resurgit sur les autres. Par exemple, le problème dramatique de la drogue en Occident est un retour de balancier des attitudes colonialistes et guerrières en Chine et dans d'autres pays d'Asie.

Il est urgent d'adopter un comportement humain responsable aussi bien avec nous-mêmes qu'avec nos enfants, nos voisins et nos ennemis. Nous devons essayer d'incarner les valeurs universelles pour les transmettre et les défendre car elles sont très menacées. L’intégrisme n’existe pas seulement dans le monde musulman, mais aussi chez les autres. Il exprime la peur, l’ignorance et la perte du sens. En s'isolant, ces intégrismes espèrent pouvoir survivre et se préserver des maux du monde. Je pense que nous ne pouvons pas nier ce phénomène dans le monde mais, contrairement aux médias soucieux de leur audience, je crois qu'il faut minimiser cet appel à l’enfermement et à l'affrontement en faisant plutôt référence aux valeurs positives de l'homme universel.

Au regard de son développement scientifique, technologique, etc., nous prétendons que notre civilisation moderne est la plus brillante. En quoi l'est-elle, Si elle n'est même pas capable de réaliser cette dimension de l'homme universel? Sera-t-elle plus brillante en niant les véritables problèmes des hommes et en devenant incapable de les nourrir sur tous les plans? Qu’est-ce qui caractérise une civilisation? L’avion? L’ordinateur?... Une civilisation se doit de pouvoir nourrir l'homme, et de pouvoir répondre à ses besoins matériels et spirituels, à ses interrogations essentielles, afin qu'il puisse donner un sens à sa vie. Si ce n'est pas le cas, alors il est trop tard: c'est le déclin! Quand l'esprit n'est plus présent dans la cité, bientôt la sagesse s'en va, alors la conscience s’affaiblit et la raison déraisonne. 

                                      Cheikh khaled Bentounès extrait du : « Le Soufisme Coeur de L'Islam »

 


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• 24/03/2007 - Séjour en Tunisie (suite)

En Tunisie, nous travaillions 7 jours sur 7, néanmoins, grâce à quelques fêtes locales, nous avons eu l’occasion de visiter deux sites réputés : l’île de Djerba, et Matmata.















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• 14/03/2007 - Début 1972 : mission en Tunisie

Ma première mission en Tunisie, où j’aurai l’occasion de me rendre plusieurs fois, était une mission de sismique réfraction pour une recherche d'eau dans les régions arides autour de Gabès, recherches qui devaient se montrer positives. Mon équipe et moi, nous parcourions les terres pour implanter et lever les lignes sismiques, et chaque fois que nous passions en vue d'une maison, nous voyions en sortir une petite fille, un petit garçon ou un jeune homme, les bras chargés de nourriture et d'une boisson - le plus souvent des dattes et du lait fermenté - qui venait vers nous pour nous les offrir en signe de bienvenue. Si le maître de la maison était présent, c'est lui-même qui se déplaçait et qui en plus nous invitait à partager un repas. Ce que nous acceptions parfois, si c'était l'heure de prendre notre déjeuner. On tuait alors une volaille et nous mangions, bien souvent, en échangeant peu de paroles car nous parlions des langues différentes. Mais nous savions nous retrouver sur un autre niveau que celui des paroles; un langage universel qui est celui de l'attitude juste, du geste respectueux, du regard bienveillant qui marque le respect de l'autre, de sa tradition, de sa croyance, de son mode de vie, et qui prouve que nous avions su reconnaître à travers cette rencontre d'une heure, l'Homme dans ce qu'il a d'éternel et de divin. Nous avions su parler le langage de Dieu, celui de l'Amour, de la véritable fraternité.

On ne peut s'empêcher de comparer avec ce qui se passe chez-nous, à toutes ces pancartes : "PROPRIÉTÉ PRIVÉE, DÉFENSE D'ENTRER", à la manière parfois violente dont nous sommes abordés par des propriétaires hargneux, et aux menaces dont ils nous gratifient si par malheur ils nous retrouvaient sur leur terre. Menaces dont je fus le témoin aussi bien en France, qu’en Espagne, Allemagne, Suisse, Hollande, Belgique, et USA.

Nous avons oublié ce que signifie le mot "hospitalité". La peur de l'autre, la peur d'être spolié par celui-ci de quelques biens, nous fait dresser des barricades partout. Des barricades matérielles : murs, palissades, clôtures et même parfois des pièges susceptibles de nuire gravement à l'intégrité physique de l'intrus, mais aussi des barricades virtuelles avec divers textes de loi pour repousser l'étranger hors de chez-soi.

Nous avons totalement oublié que la vie est échange et don, comme nous l'affirment tous les sages du passé et du présent, et que nous rappelle, non loin de nous, Antoine de Saint-Exupéry :  « Si tu n'as rien à donner alors mieux vaut que tu périsses car la vie c'est le don...»

Nous ne savons plus ce qu'est échanger. Notre commerce est régi par la loi du plus fort, c'est à dire par la loi des riches spéculateurs, et ceux qui travaillent ne peuvent récolter les fruits de leur labeur à leur juste valeur. Là encore, notre civilisation va à l'encontre de tout ce que nous enseigne la sagesse plusieurs fois millénaires et que Khalil Gibran nous rappelle en ces termes : « C'est en échangeant les dons de la terre que vous trouverez l'abondance et serez comblés.

« Cependant, à moins que l'échange ne se fasse dans l'amour et la justice bienveillante, il conduira les uns à l'avidité et les autres à la faim ».

 

 

 

 

 

 

 


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• 8/03/2007 - Les week-ends en Belgique

En Belgique, comme dans tous les pays d’Europe, nous ne travaillons ni les samedis, ni les dimanches. Nous occupons ceux-ci à visiter le pays, qui, bien que petit par rapport à la France, ne manque pas de sites intéressants à voir. Parmi ceux-ci, les ports, la ville de Bruxelles, les grottes des Hans sur Les, le plan incliné de Ronquière, Waterloo, etc…

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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• 4/03/2007 - En Belgique

Au cours de l’année 1971, je serai envoyé en Belgique, sur une mission de micro gravimétrie, ayant pour but de mettre en évidence d’éventuelles cavités souterraines sur un tracé d’autoroute dans la région de Nivelle.

 

 

 

 


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• 25/02/2007 - Stages en France

La mission Huelva terminée, je resterai en France pour le reste de l’année 1971, et début 1972. Le temps sera surtout consacré à me former en Géodésie. Les stages se dérouleront à Villeneuve sur Yonne. Des nouvelles technologies y seront testés.

 

 

 

 

 

 


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• 16/02/2007 - Au sud de l'Espagne

La mission sur Teruel durera peu de temps. Nous partirons ensuite dans le sud de l’Espagne, près de Huelva, sur des mines de « Rio Tinto ».

 

 

 

 

 

 


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Des voyages dans divers pays du monde qui vous donneront peut-être envie de bouger.

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